◊ Compte Rendu mission en mars-avril 2013 ◊

La Mission s'est scindée en deux temps :

-  La première les artisans, de MIABO et leurs conditions de vie

-  La deuxième avec l'école, les filleuls et leur environnement.

♦ Les Artisans ♦

• Anicet et Jean-Marc mes deux guides et anges-gardiens m'ont emmené, à pieds, pour commencer chez Jean-Marc, le papa de Sarobidy de Faneva, voir sa famille, sa maison derrière le Palais de la Reine. Un honneur les images suffisent.

• Puis chez RIJY à ALASOA, 4km plus loin, avec son atelier, tout son matériel pour travailler le cuir, et cette année l'arrivée de La « Rolls » à coudre, une machine à coudre électrique triphasé qu'il va falloir transformer en monophasé. Faute de place, pour l'instant elle est installée momentanément dans la chambre entre 2 lits.

• L'après midi, visite pour TSIMBA, à l'atelier chez sa sœur. Absent nous partons chez lui à 8km, en traversant le 67Ha, puis à la sortie après la traversée du pont le long de la rivière pour 2km. Arrivée chez eux, les 6 enfants sont dehors. La pauvreté vous enveloppe, et je n'arrive pas à prendre une seule photo. En novembre la mère est décédée puis ce fut Tsimba le 1 janvier. Ce sont donc 6 nouveaux orphelins. MIABO fait de son mieux pour gérer la situation.

• Puis le lendemain avec Anicet nous sommes partis pour Ampangabe, en taxi BE à 35km de Tana. Deux artisans travaillant le raphia, dans des conditions paisibles, nous accueillent. La pauvreté est présente, mais ils font des efforts pour l'hygiène.

• Après le WE de Pâques, avec José, en taxi Be, nous partons pour Imerintsiatosika, chez Hery, et tous les autres. Leurs maisons sont entretenues, et l'hygiène fait partie de leurs préoccupations quotidiennes.

• Pour l'eau c'est tous les jours avec des seaux ou bidons qu'ils vont s'approvisionner dans un trou qu'ils réservent à cet usage, pour la boire. Il leur manque aussi les moyens de se raccorder au réseau de la Jirama. Nous connaissons leurs besoins qui actuellement ne rentrent pas dans nos priorités des objectifs de l'association, par faute de moyens.

♦ L'école de SAOVIMBAHOKA et les filleuls ♦

• Ce fut une mission difficile car c'étaient les vacances scolaires. Il fallut provoquer les rencontres. Je n'ai pas eu tout le monde.

    - Des parents sont venus, trois enseignants, des responsables villageois et quelques élèves, Il y eut quand même une réunion dans la seule salle qui sert à tous les types de rassemblements du village : dans l'église. Un moment d'échange constructif sur leur école.

• Puis les filleuls furent invités au Village Aïna pour une séance photos, puis vahiny leur offrit une collation.

• Trois familles m'invitèrent à passer chez elles les jours suivants, un honneur pour eux de recevoir la visite d'un vazaha. Ils sont même venus me chercher au village Aïna tôt le matin.

• Des moments très forts où les enfants me prennent les mains et ne me lâchent plus. N'oubliez pas qu'il leur manque un parent.

• La 1ère maison 1 seule pièce, un seul lit, une seule marmite, tout en un !!!!

Pas d'électricité, pas d'eau, pas de chauffage, rien, rien et encore rien ... si un toit pour le plafond et trois pierres au sol pour foyer de la marmite.

• La 2ème maison, différente puisqu'elle est au 2ème étage, sous le toit.

• La 3ème identique dans sa conception, au rez-de-chaussée, mais toujours du « concept » tout en un.

• Ce sont vraiment des familles très pauvres qui veulent scolariser leurs enfants pour qu'ils sortent de cette misère, je dirais même pour certains de la famine.

• Considérez qu'environ 40% de ces familles sont dans cet état de précarité. Pour certains enfants, le repas de cantine est leur seul repas du jour.

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